L'Amour maçonnique.......



« L'amour maçonnique à l'épreuve des « jouissances »


Quelques déclinaisons autour du thème de l'amour

Je partirai des quatre signifiants de l'amour dans la Grèce antique et m'efforcerai de les décliner à partir d'une orientation plus psychanalytique

l'agapè : l'amour désintéressé, universel, inconditionnel. C'est par excellence l'amour Divin comme voile, en lieu et place du désir de l'Autre. Par association, les agapes sont les repas fraternels des premiers chrétiens.
Interrogeons nous au préalable sans pour autant en devenir iconoclaste :
- quel est le désir de Dieu  ?
- de plus Dieu sait-il qu'il est Dieu ?
L'homme lui même peut-il affirmer savoir qui il est, à moins d'être fou ?
Questions d'emblée sans réponse...
Dieu est ce grand absent, à jamais inconnaissable que je ne saurai nommer, à qui je ne puis conférer quelque forme ni attribut. Hors de toute représentation pour Maïmonide il ne saurait donc ipso facto avoir fait l'homme à son image.

Si nous suivons Empédocle : Dieu ne connaîtrait point la haine. Dieu serait donc le plus ignorant de tous les Êtres. Lacan relève aussi « les chrétiens ont transformé cette non haine de Dieu en une marque d'amour »1 voilant du même coup ce qu'il en va de son désir. « l’amour divin a chassé ce que je viens de définir comme le désir »2 ce qui ne l'empêche pas de souligner un peu plus loin : « l'amour chrétien n’a pas éteint bien loin de là le désir »3Il n'empêche, la référence biblique au Dieu jaloux de même que la colère de Dieu dans l'ancien testament ne font pas signe que de son amour.

L'amour Divin comme réponse est donc ce qui vient en lieu et place du désir de Dieu. Pour autant si le désir se trouve de la sorte expulsé, serait-ce la position masochiste qui prendrait la relève ? La passion du Christ le suggère en tout cas.
Elle se dénoue dans la mélancolie : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné ? » « Eloï, Eloï lama sabachthani ». En araméen, langue sémitique pratiquée par les tribus de Judée et Samarie, c'était la langue du Christ et non l'hébreu. Le Targoum Onkelos étant la traduction des cinq premiers livres de la Tora en araméen. Dans l'ancien testament, Aram est le fils de Sem petit fils de Noé.

l'Eros : Dans la mythologie, Eros est le fils de Penia associé au manque et de Poros, la beauté. Eros c'est le retour du plaisir corporel la concupiscence et la jouissance phallique. Nous partirons du mythe d'Aristophane pour poser cette fois la question de l'origine de l'amour. Le mythe apparaît chez Platon comme réponse aux limites de la raison. ……………………………

L'Amour maçonnique.......



« L'amour maçonnique à l'épreuve des « jouissances »


Quelques déclinaisons autour du thème de l'amour

Je partirai des quatre signifiants de l'amour dans la Grèce antique et m'efforcerai de les décliner à partir d'une orientation plus psychanalytique

l'agapè : l'amour désintéressé, universel, inconditionnel. C'est par excellence l'amour Divin comme voile, en lieu et place du désir de l'Autre. Par association, les agapes sont les repas fraternels des premiers chrétiens.
Interrogeons nous au préalable sans pour autant en devenir iconoclaste :
- quel est le désir de Dieu  ?
- de plus Dieu sait-il qu'il est Dieu ?
L'homme lui même peut-il affirmer savoir qui il est, à moins d'être fou ?
Questions d'emblée sans réponse...
Dieu est ce grand absent, à jamais inconnaissable que je ne saurai nommer, à qui je ne puis conférer quelque forme ni attribut. Hors de toute représentation pour Maïmonide il ne saurait donc ipso facto avoir fait l'homme à son image.

Si nous suivons Empédocle : Dieu ne connaîtrait point la haine. Dieu serait donc le plus ignorant de tous les Êtres. Lacan relève aussi « les chrétiens ont transformé cette non haine de Dieu en une marque d'amour »1 voilant du même coup ce qu'il en va de son désir. « l’amour divin a chassé ce que je viens de définir comme le désir »2 ce qui ne l'empêche pas de souligner un peu plus loin : « l'amour chrétien n’a pas éteint bien loin de là le désir »3Il n'empêche, la référence biblique au Dieu jaloux de même que la colère de Dieu dans l'ancien testament ne font pas signe que de son amour.

L'amour Divin comme réponse est donc ce qui vient en lieu et place du désir de Dieu. Pour autant si le désir se trouve de la sorte expulsé, serait-ce la position masochiste qui prendrait la relève ? La passion du Christ le suggère en tout cas.
Elle se dénoue dans la mélancolie : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné ? » « Eloï, Eloï lama sabachthani ». En araméen, langue sémitique pratiquée par les tribus de Judée et Samarie, c'était la langue du Christ et non l'hébreu. Le Targoum Onkelos étant la traduction des cinq premiers livres de la Tora en araméen. Dans l'ancien testament, Aram est le fils de Sem petit fils de Noé.

l'Eros : Dans la mythologie, Eros est le fils de Penia associé au manque et de Poros, la beauté. Eros c'est le retour du plaisir corporel la concupiscence et la jouissance phallique. Nous partirons du mythe d'Aristophane pour poser cette fois la question de l'origine de l'amour. Le mythe apparaît chez Platon comme réponse aux limites de la raison. ……………………………